Réserve d’argent sans justificatif : la vérité sur le crédit revolving immédiat !

La vérité si je mens, ou à peu près. La réserve d’argent sans justificatif est une légende urbaine, de la même teneur qu’un crédit sans CDI. Il ne faut pas oublier que le revolving (ou la carte de crédit renouvelable) est dangereux pour qui ne maîtrise ni son budget ni ses revenus. Si vous êtes dans de sérieuses difficultés financières, il y a d’autres alternatives, comme le prêt d’honneur CAF par exemple. Reste que quand on a besoin d’argent immédiatement, il n’y a pas 36 solutions, à moins de bénéficier d’une intervention d’un organisme ou d’une association.


Le crédit revolving : la vraie cause du surendettement des français

Ah la réserve d’argent immédiate ! Elle a mis bien des foyers dans la panade, c’est la raison pour laquelle les lois se succèdent pour tenter de l’encadrer. Il y a eu, celle d’Hamon, puis celle de Lagarde, ou le contraire, et il y en aura sûrement d’autres. Car les établissements de crédits peinent toujours à en appliquer toutes les dispositions, que ce soient les magasins ou les sites Internet. La grande distribution, cet univers impitoyable ! Et pourtant, le surendettement guette ceux qui ne font pas attention à leur budget.

Car rappelons qu’il est difficile, quand on a des problèmes d’argent récurrents de sortir d’un crédit renouvelable. Dans cette société qui nous pousse à toujours consommer plus et plus cher, la personne modeste est sans cesse tentée. Pourtant, à sa création, l’idée n’était pas si mauvaise que cela : permettre à ceux qui en ont les moyens de se faire plaisir immédiatement, sans attendre que leur salaire tombe. Sauf que maintenant, le revolving est proposé à tout le monde, et que ce sont les plus pauvres qui morflent.

Comment ça fonctionne ?

Il s’agit d’une réserve qui se reconstitue au fur et à mesure des remboursements, permettant à son titulaire de la dépenser à nouveau et quand bon lui semble. La somme d’argent peut être de 1000 euros comme de 5000, et il est possible d’en faire ce qu’on veut. Une fois sur un compte dédié, l’argent est disponible. Mais utiliser cette réserve à un coût. Le taux d’intérêt, le fameux TAEG étant parfois très proche du taux d’usure. Et plus la durée est longue, plus le coût est important. On rembourse parfois plus d’intérêts que de capital. Moralité : si on en a les moyens, mieux vaut rembourser dés que possible la totalité du revolving.

Il est important de bien connaitre ce fonctionnement pour savoir où on met les pieds, et pouvoir, le cas échéant refuser une offre, où la solder quand elle a dépasser les bornes (quand le client considère qu’il a assez remboursez d’intérêts comme cela).


Connaître les dangers

Les différentes lois qui se sont succédées pour tenter de protéger le consommateur ont toutes insisté sur un point : la nécessité d’informer, car un client bien averti en vaut deux. Et les infos, mieux vaut les avoir avant de signer, car le taux d’intérêt fait bondir. Des TAEG à 20%, faites le compte, c’est une fortune si la réserve n’est jamais reconstituée.

Car les magasins sont malins. Ils vous permettent de dépenser plus que l’achat que vous voulez faire. Ainsi, si le four vaut 1000 euros, grâce à votre carte de crédit, vous pouvez en dépenser 3000, pourquoi ne pas en profiter pour continuer à vous faire plaisir ? Sauf que tous les mois, il faut rembourser, et avec les intérêts. L’incitation est grande, à moins d’être un roc, ce que nous ne sommes pas. Et bonant malant, arrive l’impensable : on souscrit un autre revolving pour rembourser le premier, et la spirale devient infernale.

L’apport de la loi Lagarde a-t-il été suffisant ?

Elle fut la première à tenter de réformer ces pratiques en profondeur, rencontrant la levée de boucliers que vous imaginez. Elle a donc changé des choses, reconnaissons lui au moins cela. D’abord, le client qui a besoin d’argent pour acheter tout de suite un produit qui lui tient à coeur dans un magasin doit se voir proposer l’alternative de souscrire à un crédit à la consommation classique, moins couteux mais non renouvelable. Les enseignes le font-elles toutes ? Peuvent mieux faire. Et pis, ces dernières sont censées vérifier si le client a les moyens de ses ambitions, en contrôlant les revenus. Mais qu’en est-il des charges ? Ceux qui souscrivent le même type de produit financier sur Internet sont logés à la même enseigne, c’est le cas de le dire, en plus d’être tentés par la publicité qui clignote page après page.

Le crédit revolving n’est plus en odeur de sainteté

Les français commencent à comprendre à quelle sauce ils vont être mangés et souscrivent beaucoup moins de crédits à la consommation. Et beaucoup, sans le savoir, évite ainsi de se retrouver surendettés, avec juste leurs yeux pour pleurer. Il ne faut donc pas confondre avoir besoin d’argent tout de suite et faire n’importe quoi pour obtenir ces euros là. Vous ne serez pas plus heureux avec une deuxième machine à café, croyez moi ! Car le système est bien huilé, et rapide avec ça. On se retrouve rapidement avec la somme désirée (dans une certaine limite bien entendu) et généralement on le dépense. Sauf que quand on commence à rembourser, la réserve se reconstitue, et on la re-dépense, et ainsi de suite, à moins de dire stop.

C’est la raison pour laquelle des associations de consommateurs dénoncent des pratiques pour le moins douteuses, constatées de-ci delà.

Distinguer les prêts à la consommation

S’ils ont tous le même objet, consommer, ils n’ont pas les mêmes modalités. On peut les séparer en deux grandes familles. Ceux qui permettent d’acheter quelque chose en particulier, comme une voiture, avec un taux, un coût et une durée de remboursement connue à l’avance, et ceux qui permettent de faire ce que bon vous semble avec l’argent. Les premiers sont soldés quand la dette est entièrement remboursée, les seconds quand vous décidez de les clôturer.

prêt à la consommation

Ces revolving sont malheureusement bien mal utilisés par bien des familles, qui ont pris l‘habitude de les utiliser chaque mois, pour réussir à les finir. D’autant plus que souvent elles remboursent par petites mensualités, et ont l’impression de faire une opération indolore. Mais c’est un cercle vicieux, dont on peut sortir les poches vides. La solution : sortit son chéquier quand on le peut, et épurer sa dette.

Les dérives

Elles existent. D’abord, ce sont les multiples offres alléchantes proposées par les publicités et qui accrochent nos yeux un peu partout. Si les taux promotionnels sont louables, il faut par exemple bien avoir confiance qu’ils ne seront valables que quelques mois. Après, c’est retour au plein pot, mais ça, l’offre promotionnelle ne va pas vous l’écrire en gros. Même chose avec les différés de remboursement. On se dit je verrai ça plus tard, mais quand ce jour arrive, il faut payer. Le plus triste dans tout cela, c’est que bien souvent, les ménages modestes ne vont pouvoir souscrire que ce type de crédit. Les autres sont réservés aux bons clients, bref ceux qui gagnent bien leur vie… On ne prête qu’aux riches, c’est bien connu.

Mais le crédit à la consommation n’a pas tout faut, il faut quand même lui reconnaître quelques bons côtés. Parfois, il rend service, un peu comme le ferait une avance de son employeur. D’ailleurs, pensez-y : celle-ci est à taux 0. Tant que le client est bien informé par l’organisme de crédit, nous n’y trouvons rien à redire. Mais souvent, il faut plonger son nez dans la complexité et plisser les yeux pour déchiffrer les petites lignes. Heureusement que les ordinateurs sont équipés d’une loupe ! Malheureusement, tout le monde ne prend pas la peine de lire toute cette masse d’information, et c’est bien dommage.

Attention aux cartes de fidélité

Il n’est pas toujours évident, et c’est parfois voulu, de faire la part des choses. Parfois, carte de fidélité et crédit revolving sont mêlés. Et cumuler des points de fidélité devient dérisoire par rapport à ce qu’on paye en intérêts. Souvent maintenant, dans les magasins, ont a d’ailleurs le choix entre deux types de cartes : celles qui permettent de payer et les autres. A vous de choisir, mais faites le bon choix, surtout si on vous pousse dans un sens plutôt que dans l’autre.

Vous voulez vraiment être certain de ne pas faire d’impaires ? Et bien refusez les cartes de fidélité. Vous perdrez quelques euros par mois car vous ne profiterez pas des avantages, mais au moins, personne ne pourra vous la faire à l’envers, pour parler un peu familièrement.

Comment améliorer les choses

On va dans le bon sens, mais il y a encore du travail. Une harmonisation européenne des pratiques ne serait pas une mauvaise idée, et trop d’encadrement ne devrait pas nuire au crédit, à condition que cela aille dans le sens du consommateur pour éviter le surendettement. De l’info, toujours et encore, avec un taux d’usure à la baisse si possible (au dessus de 20%, c’est trop !). Chacun doit prendre ses responsabilités : la personne qui emprunte comme la personne qui prête. Cette dernière ne doit pas accéder à la demande de celui qui manifestement aura de grandes difficultés à rembourser. Il ne faut pas être sorti de Sciences-Po pour s’en rendre compte, mais il suffit d’analyser quelques documents. La solvabilité doit être le critère principal à retenir. Pour cela, il existe des moyens qui ne sont pas encore pleinement utilisés. Cela peut notamment être la création d’un fichier qui reprend les principales informations financières, sauf qu’en France on a quand m^me un petit problème avec tout ce qui touche aux libertés individuelles.

L’UFC Que Choisir porte plainte

L’association a du par le passé porter plainte pour protéger le consommateur, quelques temps après l’entrée en vigueur de la loi Lagarde. Si cette dernière a permis de faire avancer les choses dans les textes, elles ont eu du mal à se mettre en place dans la réalité. Quand l’UFC a mené sa petite enquête pour voir si les nouvelles mesures étaient appliquées par les établissements de crédits, elle a du constater une évidence : il faudrait encore leur mettre les points sur les i, car manifestement, certains y allaient à reculons, en particulier les grandes surfaces qui ne proposaient pas de manière explicite une alternative au crédit renouvelable, notamment avec leur carte de paiement magasin, sorte de revolving déguisé. La vérification de la solvabilité des emprunteurs posait aussi problème, certaines enseignes ne demandant même pas si le client était en CDI ou en CDD. Et pendant ce temps là, le surendettement continuait s marche triomphante…

plainte de l'UFC

L’action en justice qui en a découlée a permis de faire avancer les choses dans le bon sens. Des infractions constatées ont été sanctionnées, et les grandes enseignes ont revu certaines de leurs pratiques plus que limites. L’incitation à acheter à n’importe quel prix est donc moins flagrante, même dans les grandes surfaces qui ont mis de l’eau dans leur vin.

Et pourtant, la France a les taux les plus bas d’Europe !

On se demande ce que doivent payer les autres ! Car le consommateur français, par rapport à ses petits voisins européens est mieux protégé. Les lois Lagarde et Hamon sont passées par là, et ont considérablement changé, et amélioré les pratiques en cours. Plus d’informations, plus de responsabilités des deux côtés de la barrière, et plus de prêts personnels en lieu et place des si décriés revolving.

Les taux d’intérêts maintenant. La bonne surprise est que nous sommes ceux qui payons le moins ! Qu’il s’agisse d’un prêt perso ou renouvelable, les taux pratiqués sont faibles par rapport à nos voisins européens. Ceux qui prennent le plus cher, ce sont les anglais et les espagnols. Par contre, les allemands et les italiens sont à peu près à notre niveau, car ils réglementent eux aussi l’usure et ses pratiques désastreuses pour les ménages. Fixer un taux maximum à un réel impact. Ne pas le faire, et c’est la porte ouverte à tous les excès. Quant aux réglementations, plus on en met en place, et plus le taux d’usure baisse. Autant dire qu’en Angleterre, c’est un boulevard pour les usuriers. Alors que si on leur impose des barrières, de plus en plus restrictives, les prêteurs y regarderont à 2 fois avant d’engager une famille dans un crédit où elle ne pourra pas s’en sortir. Le résultat : les prêts personnels regagnent un peu de terrain en France par rapport aux renouvelables, et c’est une bonne chose. Reste que pour éviter le surendettement, il est important que les français apprennent à gérer leur budget, pour ne pas se retrouver constamment sur le fil du rasoir. Les fins de mois difficiles sont parfois le fruit d’une mauvaise gestion. Combien d’entre nous ne regardent jamais les opérations en cours ou faites sur leur compte bancaire ? Beaucoup. La responsabilité commence par là, par un suivi strict de ses finances et de ses possibilités d’achat.

Un surendettement en baisse

Depuis la Loi Lagarde, les surendettés le sont de moins en moins à cause des réserves d’argent. C’est une bonne nouvelle qui montre à ceux qui en doutaient encore l’impact des différentes mesures qui ont été prises pour faire reculer ce fléau. Les français sont mieux informés, et se doutent où ils mettent les pieds au moment de signer, même si parfois, ils ne peuvent pas faire autrement. Le marché des revolving et donc en baisse, et ce sont les banques qui en profitent car celui des prêts personnels, lui, est en hausse. De la même façon, ceux qui se lancent dans le revolving les garde moins longtemps ouverts, et les rembourse plus vite, conscient de ce que cela leur coûte chaque mois. La gestion de son budget tout seul comme un grand : la base.

Mais si les surendettés diminuent, c’est aussi parce que les sommes prêtées via le renouvelable sont moins importantes qu’avant. Des crédits de 1000 euros, on en voit de plus en plus. Les gens utilisent donc moins ce compte là pour payer leurs achats, surtout depuis que la fonction paiement est dissociée de leur carte de fidélité. Toutefois, une personne en surendettement, c’est encore une personne de trop. Car pour elle, c’est un long processus qui va se mettre en marche, et si certaines dettes peuvent être revues à la baisse voire annulées, il faudra quand même en rembourser une bonne partie.

Le crédit renouvelable de moins en moins utilisé

Et il va bien falloir qu’il s’y fasse ! Les français ne le considère plus comme quelque chose de magique. La loi Lagarde, malgré une certaine lenteur dans l’application effective a petit à petit modifiée les mentalités. Ce genre de compte s’ouvre moins souvent, les dépensiers préférant un bon vieux crédit à la consommation pour une somme fixe qui ne se reconstitue pas. Et la baisse est vraiment significative car elle se compte en millions. Même chose pour les fermetures. Quant à la loi Hamon, elle a accentuer ce phénomène avec une nouvelle disposition importante, celle qui exige la fermeture d’office après 1 an où le revolving n’est pas utilisé par le client. Pour lui, pas de risque d’être un jour retenté s’il a laissé s’écouler ce laps de temps là.

credit renouvelable

Les prêts à la consommation ne sont donc plus ce qu’ils étaient, et c’est une bonne nouvelle pour les ménages modestes, qui doivent réapprendre à acheter autrement, sans s’endetter à outrance pour cela. Il faut retrouver des pratiques d’achat plus cohérentes avec son niveau de vie. Un grand écran télé, de 2 mètres sur 3 ne peut pas correspondre à un besoin. C’est une lubie ou une impulsion, mais sûrement rien de vital… C’est hélas un exemple parmi tant d’autres des excès auxquels on assiste parfois.

Ce que les lois sur le crédit ont changés pour les emprunteurs

Une meilleure information n’a pas tout bouleversé, mais elle a fait avancer les choses, d’abord sur la prise de conscience. Mais cette nouvelle visibilité n’est pas la seule innovation pour faire reculer le surendettement. D’autres règles d’encadrement ont été édictées pour protéger les emprunteurs. En premier lieu, le remboursement du crédit doit se faire dans une durée qui est fixée, avec une mensualité minimale. Ces deux constantes sont fixées en fonction de l’importance de la somme empruntée : 3 ans en dessous de 3000 euros, 5 ans au dessus. Fini donc les crédits à rallonge qui pèsent comme une enclume sur le budget des ménages. Ensuite, les organismes financiers doivent toujours proposer un choix à leurs clients, entre un crédit renouvelable et un crédit amortissable. Bien sur, c’est toujours un emprunt d’argent, mais la différence entre les deux n’est pas anodine. Pouvoir comparer de fait les taux et les conditions est un vrai pas en avant vers une transparence salutaire. Cette obligation l’est dès que le prêt demandé dépasse les 1000 euros. A chacun de faire le bon choix, en connaissance de cause.

Les emprunteurs, eux, sont passés sur le grill, mais c’est pour la bonne cause. Les organismes financiers doivent vérifier la solvabilité des clients, avec sérieux. Pour cela, ils ont des moyens renforcés. Il doivent d’abord consulter le fichier FICP. Si vous y êtes inscrit, c’est que vous avez connu des difficultés de remboursement dans un passé proche. Si votre nom figure toujours sur ce fichier, le crédit ne vous sera pas accordé, sans exceptions. Ensuite, le client doit répondre à un questionnaire très poussé sur l’état de ses finances et sa situation personnelle. En fonction des réponses, et des pièces justificatives les accompagnant (systématiquement obligatoires à partir de 3000 euros), la personne qui étudie votre dossier doit être capable de dire si oui ou non vous représentez un profil à risque, ou si vous voulez emprunter plus que vous ne pourrez rembourser (dans quel cas il faudra baisser vos prétentions).

Vers une démarche responsable

Ce sont les cartes de fidélité qui étaient particulièrement dans le viseur des autorités, tant celles-ci pouvaient prêter à confusion. Car la mode étaient de les coupler, le plus souvent possible, avec un crédit renouvelable, le consommateur ne comprenant pas toujours le fonctionnement de la réserve d’argent se faisant plus ou moins avoir par cette pratique qui manquait de transparence. Maintenant, au moment de passer à la caisse, et de sortir sa carte de fidélité, le vendeur doit systématiquement vous proposer les deux options : celle de payer au comptant, c’est à dire tout de suite, ou de le faire à crédit, en utilisant son revolving. Pour les points de fidélité, ceux-ci sont attribués, quelque soit le choix qui est fait. Et pour aller encore plus loin dans la processus, il faut savoir qu’un de ces deux modes est activité par défaut : celui au comptant. Cela évite de s’emmêler les pinceaux et de se tromper si par mégarde le choix n’était pas proposé, et de s’assurer du fait qu’il faut donner son accord effectif pour passer à un paiement en plusieurs fois.

surendettement

Le ménage a également été fait dans la publicité. On lui avait laissé un peu faire tout et n’importe quoi. Celles-ci doivent maintenant montrer patte blanche. Plus de phrases tendancieuses pour attirer le chaland en lui vantant les mérites d’un super crédit, le TAEG doit y être inscrit en gros, celui-ci ne devant pas être inscrit en lettres minuscules dans un petit coin de la page, les publicités doivent utiliser les termes « crédit renouvelable » et non pas es synonymes qui pourraient être mal compris, un exemple chiffré doit apparaître sur la page afin de donner une idée au consommateur de ce que cela va lui coûter, et enfin, il faut le prévenir de regarder son budget avant de se lancer dans un remboursement qu’il sera obligé d’honorer.

La réforme aussi valable pour les contrats existants

Ceux qui ont signés un contrat il y a quelques temps, avant l’application de l’une ou de l’autre de ces deux lois ne sont pas oubliés. Les dispositifs Lagarde et Hamon s’adressent à tous, aux nouveaux contrats comme aux anciens. La règle, ou plutôt les règles sont identiques pour tous. Car rappelons le, s’il est besoin, le but est de lutter contre le surendettement, et de le faire baisser autant qu’il soit possible. Une démarche louable, qui se doit d’être rétroactive (pour les contrats encore ouverts).

Les banques, et autres organismes financiers doivent donc faire attention, car les règles à suivre sont strictes. Les anciens crédits encore en cours doivent s’aligner. Il n’est donc plus possible d’inciter les clients à consumer à outrance, via des publicités alléchantes. Il en va de même pour les problèmes de frais en cas d’impayés. Ceux-ci, par le passé, étaient très importants. Même chose pour une résiliation anticipée éventuelle. Dorénavant, il faut rembourser le capital + les intérêts, et rien d’autre ne venant encore empêcher de solder le tout ou repoussant sans cesse la date d’échéance (mais rapprochant celle de la déchéance).

Les anciens contrats, qui reçoivent leur relevé maintenant mensuellement (c’est une obligation) comme les nouveaux sont donc informés de la même manière. Sur ces relevés, on doit pouvoir distinguer facilement de la date de la mensualité, de son montant, et de la somme (et du temps) qu’il reste à payer. Bon à savoir : même si vous avez déjà souscrit un crédit renouvelable, vous pouvez en changer pour un autre en cours de route (si le taux est meilleur).

Le crédit revolving bientôt supprimé complètement à cause des lois ?

Les lois se succédant, avec la volonté de rendre l’accès à ce genre de crédit plus difficile surtout pour les personnes dites modestes posent la question du devenir du revolving. Car à force de complexifier les choses, les banques, las de de voir toujours se remettre en question et de faire face sans cesse à de nouveaux règlements vont peut-être d’elles même supprimer ces produits financiers. Il faut dire que les revolving ne sont pas très éthiques dans leur conception et que la réputation des renouvelables n’est pas très bonne. Ce n’est donc pas la meilleure des publicités pour les banques, et si elles gagnent de moins en moins d’argent avec ce produit là, elles pourraient finir par s’en détourner. Car les milliards si facilement gagnés dans le passé s’envolent, ou plutôt restent dans la poche des emprunteurs qui évitent ainsi de s’endetter avec les conséquences financières allant avec.

Quant aux lois, si Lagarde et Hamon ont fait de très bonnes choses, il reste encore beaucoup à faire. Il se peut donc que d’autres arrivent, pour encore faire monter la mayonnaise. Car politiquement parlant, lutter contre le revolving et ses excès est très bien vu par les administrés. D’autres réformes devraient donc venir succéder à celles qui sont en cours. Les banques, elles, demandent qu’une pause soit faite, afin de ne pas les dégouter du métier.

Les mesures d’encadrement ont-elle fait du bien ?

Il est peu tôt pour dire si telle ou telle mesure a eu un impact réel sur la baisse du surendettement, mais ce qui est certain, c’est qu’une personne ayant besoin d’un crédit pour consommer est beaucoup mieux informée que par le passé. Il y aura sans doute des aménagements à faire, mais il est important de prendre son temps, les modifications apportées ayant déjà été très lourdes. La disparition de ce genre de crédit n’est pas forcément dans l’intérêt des emprunteurs, qui peuvent y trouver une solution rapide pour un besoin urgent d’argent, même si les conditions ne sont pas les meilleures du monde, c’est vrai.

encadrement du crédit

Les banques, elles, se plaignent quand même à demi mot de ses changements incessants, d’autant plus que le secteur souffre quand même. Les français achètent moins de voitures, consomment moins, et sont de plus en plus au chômage… Et cela malgré les efforts d’un gouvernement dont c’était la grande priorité. Le crédit renouvelable est donc en net chute, de part les nouvelles conditions mais aussi la conjoncture. Et pour ceux qui empruntent encore de cette façon, ils préfèrent le faire sur de plus petits sommes, moins difficiles à solder. D’un autre côté, la location (plutôt que l’achat) se développe, notamment pour les voitures : la fameuse LOA dont le marketing nous rabat les oreilles.

Les taux, eux, baissent, et si ce n’est pas une bonne nouvelle pour les banques, cela l’est pour les clients.

Il y a donc beaucoup à dire sur le crédit revolving immédiat, et cela ne va pas toujours dans le sens auquel on croit. Gageons que dans un futur proche, les conditions vont encore être améliorées et assainies, avec comme but ultime d’éradiquer définitivement le surendettement. Utopiste ? Peut-être. Aux consommateurs aussi de n’emprunter que dans la mesure de leurs possibilités, et d’être un peu plus clairvoyant. Compter sans cesse sur l’état pour rectifier le tir ne peut pas être une solution. A chacun, donc, de se prendre un peu en main, et de gérer son budget pour ne pas se retrouver dans ce genre de situation. Si malgré tout vous êtes surendetté, des associations vous aident à déposer des dossiers, notamment CRESUS.