Plus de 50 ans: aide à l’embauche pour seniors (CDD, CUI…), chômage (licenciement, allocations) et retraite (surcote, cumul)

Vous avez besoin d’infos sur l’aide à l’embauche des plus de 50 ans ? Vous êtes au bon endroit. Les aides si vous décider d’embaucher un senior sont :

  1. Le CDD sénior
  2. Le CUI
  3. L’aide différentielle au reclassement
  4. Le contrat génération
  5. Le contrat de professionnalisation

Si vous êtes vous même un chômeur de + de 50 ans, vous pouvez aussi bénéficier d’aides financières comme :

  • L’ARE
  • Une prise en charge particulière de Pôle Emploi
  • Un coup de pouce de votre mutuelle
  • Le reclassement
  • La possibilité de cumuler emploi et retraite


Les aides à l’embauche


Elles sont nombreuses, mais sont-elles efficaces ? CDD senior, CUI, contrat de génération, de professionnalisation… Il n’en reste pas moins que retourner dans la vie active à 10 ans de la retraite n’est pas évident, ni pour le salarié, ni pour le patron.

D’autres l’ont fait et l’ont réussi : pourquoi pas vous ?

Source : 19/20 national – France 3

1. Le CDD Senior

Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit ici d’un contrat à durée déterminé qui a l’apparence de ceux qui touchent 2 salariés sur 3 (notamment sur les conditions de rupture du contrat).

Les différences avec un CDD normal ? Mais ce n’est pas un CDD comme les autres, car pour pouvoir en signer un, il faut avoir plus de 57 ans et être depuis au moins 3 mois demandeur d’emploi, à moins d’avoir entre les mains une convention de reclassement (après un licenciement économique par exemple).

Pour quelle durée ? C’est un CDD qui peut aller jusqu’à 1 an 1/2, renouvelable une fois, ce qui permet d’atteindre la retraite sans en avoir l’air. Vous ne pouvez donc pas embaucher n’importe qui sous ce dispositif là.

Pourquoi l’avoir créé ?

Pour ne pas que les quinquagénaires restent au chômage jusqu’à la fin de sa carrière, et pour qu’ils puissent acquérir les droits manquants pour avoir une retraite à taux plein.

Attention : pour les sociétés agricoles, ce dispositif ne s’applique pas.


2. Le CUI : le contrat unique d’insertion

Non, il ne s’agit pas d’un cri d’oiseau, mais de l’anagramme du contrat unique d’insertion. Il permet de recevoir une formation permettant l’insertion professionnelle. L’entreprise, elle, reçoit de l’argent pour embaucher ces personnes qui ont du mal à l’être ailleurs. Cette somme est censée aplanir les difficultés. 


Ici, vous pouvez télécharger le formulaire pour faire une demande de contrat unique d’insertion : CUI


Quelles sont les subtilités ? Ce CUI se subdivise en CUI-CIE (pour les commerces et l’industrie) et en CUI-CAE (pour les autres). Vous suivez toujours ? Tant mieux, car pour ne pas perdre le fil, il faut être costaud dans sa tête.

Peut-on en signer un en CDD ? Oui : au moins 6 mois et 2 ans tout au plus sauf en cas de formation en cours. Pour les plus de 50 ans, il peut aller jusqu’à 5 ans et être prolongé jusqu’à 8, mais aussi en CDI, même si les entreprises ont l’habitude de passer pat le premier avant de signer le deuxième. Il faut faire au moins 20 heures par semaine.

Qui peut en bénéficier ? Les chômeurs de longue durée, les handicapés, les seniors,les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS ou de l’AAH. Pour les jeunes, il y a mieux : l’emploi d’avenir. Toute signature de ce genre de contrat passe par son référent RSA ou Pole Emploi.

3. L’aide différentielle de reclassement existe-t-elle encore ?

Non, sauf pour ceux qui ont signés avant le 1er avril 2015.

Alors pourquoi en parler ? L’idée était pour le salarié de pouvoir bénéficier du même salaire pour un nouvel emploi que celui qu’il avait perdu.

4. Le contrat génération

Quel est le principe ? on met un jeune et un vieux ensemble, on mélange et on obtient un jeune qui est formé et un sénior qui ne perd pas son emploi car de nouveau très utile à l’entreprise.

C’est un peu caricaturale, mais c’est à peu près ce qui est censé se passer. Car les compétences ne se transmettent pas par magie, et c’est le principal écueil rencontré par les – de 25 ans, et qui fait que les patrons hésitent à les embaucher.

Les conditions

  1. Si vous embauchez le plus jeune et conservez l’emploi du second (qui doit avoir plus de 57 ans), c’est 4000 euros pour les la première années
  2. Cette aide est renouvelable 3 fois sur trois ans, soit 12000 € au total, doublée en cas de double recrutement.
  3. Cette aide s’applique aux petites entreprises et à celles allant jusqu’à 300 salariés.

Attention: pas d’exonération de cotisations sociales en plus. Au dessus, des dispositions spéciales s’appliquent, notamment des engagements et des pénalités en cas de non respect de ceux-ci.

Comment faire pour obtenir cette aide ?

Vous devez en faire la demande en ligne, directement sur votre espace Pôle Emploi. Il doit aussi penser à l’actualiser tous les trois mois.

C’est assez facile de créer son espace employeur sur Pôle Emploi

Si le CDI ou le contrat de travail s’arrête pendant cette période ou que l’actualisation n’est plus faite, l’aide financière s’arrête.

5. Le contrat de professionnalisation

C’est une autre aide à l’embauche, portant sur les salariés de + de 45 ans. Attention vous ne devez pas avoir licencié personne économiquement au cours du semestre écoulé.

Combien ça rapporte ?

Il ne faut pas non plus être en retard pour le paiement de ses cotisations sociales. Dans le cas où ils respectent les conditions, une aide leur sera versée, de 2000 euros, en 2 fois.

Vous êtes un chômeur « senior » ? Les aides financières


En cas de perte d’emploi ou de licenciement, les chômeurs âgés sont particulièrement chouchoutés. Il faut dire qu’à plus de 50 ans, la pilule du chômage est dure à faire passer, surtout que chacun sait que dans cette situation, même avec toutes les aides du monde, vous aurez beaucoup de mal à retrouver du travail. En tout cas, je ne souhaite à personne d’être en fin de droit.

En savoir plus sur les discriminations à l’embauche

Source : Mille et une vies

1. L’ARE pour les chômeurs de plus de 50 ans

L’allocation de retour à l’emploi permet à ceux qui sont sans travail et inscrits à Pôle Emploi d’être indemnisé, à condition de ne pas avoir atteint l’âge légal de la retraite.

Sur quelle base les chômeurs sont-ils indemnisés ?

Si vous n’avez pas tous vos trimestres, il est possible de rester un peu plus longtemps à l’ARE afin de pouvoir prendre votre retraite à taux plein. De toute façon, celle-ci ne fait que reculer, donc…

Comment faire pour toucher l’ARE ?

1.Il faut que vous ayez travaillé un minimum de jours pendant les 36 derniers mois, et ne pas avoir quitté votre boulot spontanément, mais bien l’avoir perdu.

2.Le chômage ne doit pas être un acte volontaire, sauf en cas de départ légitime (pour suivre son mari ou sa femme par exemple).

3.Il faut aussi continuer à chercher du travail en France, et être en capacité physique de le faire. Le montant de l’ARE correspond en principe à 75% de son dernier salaire brut (celui-ci est calculé sur la base des derniers mois travaillés).

2. Vous vous êtes fait licencier : les mesures spéciales

Il n’est pas facile de virer un quinquagénaire, car la loi est là pour veiller et peut même punir en cas d‘abus. Il faut dire qu’une fois licenciés, les gens de cette catégorie d’âge auront beaucoup de mal à retrouver un poste.

Mais les règles ne sont pas que coercitives, elles s’accompagnent d’aides. Il est important de savoir qu’il n’est pas possible de se servir de l’âge d’un de ses salariés pour s’en séparer. Car il s’agit là purement et simplement d’une discrimination.

Les règles relatives à l’âge et à l’ancienneté

Mais des licenciements économiques, il y en a aussi. Il faut donc prévoir l’après, et le reclassement des salariés : pour cela, des formations et des VAE sont mises en place, car la pré retraite, ça n’existe plus, officiellement du moins.

3. Vous avez + de 60 ans ? Vous avez le doit à une surcote

Qu’est-ce donc encore que cette invention là ?

La surcote est une majoration de la pension de retraite de base dont bénéficient les assurés qui continuent de travailler après l’âge légal de départ à la retraite et au-delà de la durée d’assurance exigée pour une retraite à taux plein (le nombre de trimestres requis est variable selon l’année de naissance).

Actuellement, l’âge légal de départ est fixé entre 60 et 65 ans, mais partir dans ce créneau ne signifie pas qu’on a tous ses trimestres, ce qui explique que des gens choisissent de travailler bien plus longtemps s’ils en ont la possibilité.

4. Le cumul Emploi-Retraite

Vous pouvez toucher votre pension de retraite, mais aussi continuer à travailler pour mettre du beurre dans les épinards. A réserver à ceux qui sont toujours en bonne forme physique.

Pour pouvoir cumuler, il faut d’abord avoir fait jouer ses droits au départ, partir, prendre sa retraite, et retrouver un boulot ailleurs, avec un nouveau contrat. Il n’est plus nécessaire d’attendre 6 mois pour le faire comme cela était le cas auparavant.

Retrouver un emploi quand on est « vieux »


Les seniors ont toutes les peines du monde à le faire, mais comme à l’impossible nul n’est tenu, il ne faut pas perdre espoir.

Comment réussir son entretien d’embauche ?

Source : Minute Facile

1. Les aides des mutuelles pour les seniors : coaching, relooking…

On ne pense pas toujours à elles, pourtant les mutuelles mettent souvent en place un programme d’aide pour leurs affiliés ayant passé cinquante ans et qui souhaitent mettre toutes les chances de leur côté pour créer à nouveau ce déclic chez un employeur potentiel.

Cela passe parfois par une refonte de son image, pour ne pas paraitre has been, et par une confiance retrouvée dans ses atouts.

A lire aussi : l’aide sociale des caisses de retraite.

Adresse d’une agence de relooking pour les + de 50 ans à Paris :

C.S.C.V.
Sur rendez-vous
3, rue Troyon, 75017 Paris
Tél : 01.30.72.26.23

2. Les Clubs Seniors de Pole Emploi

Bon, dis comme cela, ça fait un peu penser à des clubs de bridge, mais il n’en est rien.

C’est quoi ? Ce sont des modules de travail mis en place par l’assurance chômage pour permettre à des gens qui sont dans une même situation de se retrouver, de parler ensemble, d’échanger mais aussi de se soutenir.

Qui peut y aller ? Il faut être motivé avant de les intégrer car l’objectif est bien de retrouver du travail, pas de se donner des conseils pour aller à la pêche. Une bonne façon des se tirer vers le haut.

Senior et chômeur : la bonne combinaison ?

Vous bénéficiez de conditions spéciales à Pôle Emploi. Les avantages :

  1. Ce traitement « de faveur » permet de travailler moins pour être indemniser, avec une durée pouvant atteindre 3 ans.
  2. Autre avantage, il est possible aux plus de 50 ans de cumuler les assedics  avec un travail à temps partiel.
  3. Mais le gros plus reste l’action spécifique de Pôle Emploi avec des conseillers dédiés, et ce dès l’inscription, un bilan de compétence réalisé rapidement et des formations proposées. Car le temps n’est plus à dispenser personne de rechercher un emploi.

3. Des stages en entreprise pour les plus de 50 ans ?

Généralement, si vous avez atteint le cinquantaine et que vous vous retrouvez sans emploi, vous devez repasser par la case départ, surtout s’il s’agit d’exercer un nouveau métier ou de nouvelles fonctions. Vous devrez ravaler votre fierté et votre orgueil pour ne pas rester sur la touche.

L’exemple de Jean-Yves qui est passé par là

Source : France 3 Pays de la Loire

Car quand on est au chômage depuis plus d’un an, quoi de mieux qu’un stage pour se remotiver et rester dans la vie active. Et cela peut très bien déboucher dans un premier temps sur un CDD, voir sur un CDI.

Que les quincas se rassurent : ils en ont encore sous le pied, et les entreprises seraient bien avisées de leur faire confiance. Certains arrivent à retrouver un emploi. Pourquoi pas vous ?

Se former à tout âge

Qui aurait cru qu’on soit obligé de suivre une formation alors qu’on travaille depuis plus de 30 ans ? C’est pourtant ce qu’on propose, entre autres choses, aux seniors, pour ne pas décrocher : des stages d’immersion (en apnée).

En contrepartie, ces chômeurs d’un genre particulier seront mieux rémunérés. Car Pôle Emploi ne lâche plus les + de 50 ans dans la nature. L’agence les accompagne, et les soutient, avec les moyens qu’elle a. Espérons que cela, sans enrayer la baisse, la maintienne au moins en l’état. Rien n’est moins sur.

Le chômage des seniors augmente


Ce n’est pas une bonne nouvelle pour la France, car celui-ci est en augmentation constante depuis 2008. Et quand on voit tous les plans qui se sont succédés pour enrayer la courbe, ce n’est pas très reluisant. Car des mesures, on en prend à la pelle, et chaque gouvernement sort de son chapeau des contrats aidés pour les seniors.

Le souci, c’est qu’ils ont été oubliés pendant si longtemps que pour remonter la pente, il va falloir donner un sacré coup de rein.

Y-a-t-il une solution ? La pré-retraite ?

Pendant des années, on a fait de la pré-retraite la solution à tous leurs maux. Plus besoin de chercher du travail, juste à attendre que ça se passe, avec l’aide et l’absolution de l’assurance chômage.

Quand on avait 55 ans c’était encore pire, bon à rien avant l’heure, on n’avait plus qu’à s’installer dans son rocking-chair en regardant les trains passer. Sauf que les temps ont changé, qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses, et qu’il faut bien continuer à vivre.

Doit-on s’en contenter ?

Le nombre de chômeurs de + de 50 ans grimpe, près d’une personne sur 2 ayant atteint ce seuil est sans activité professionnelle. Cela vaut-il dire qu’à cet âge là on est plus bon à rien ?

Loin de là, le pays a besoin de cette expérience accumulée, de se savoir faire, de cette sagesse, qui sont des avantages pour les employeurs.

Le chômage de longue durée ne doit pas être une fatalité, surtout que les indemnités chômage après 50 ans ne font rêver personne.


Autre solution : se mettre à son compte


Quand on a dépassé 50 ans, et qu’on vient d’être victime d’un licenciement économique ou d’une perte d’emploi, il devient difficile de retrouver du travail. Mais le chemin est encore long jusqu’à la retraite, et l’allocation chômage ne va pas peser bien lourde face aux charges de la vie courante qui vont s’accumuler.

Il va donc falloir se remettre en quête d’un job. Pour cela, on peut mettre en avant son expérience, toujours appréciée des entreprises, mais aussi les aides à l’embauche, de plus en plus nombreuses pour cette catégorie d’âge : emplois aidés, CDD sénior… Tout le monde peut y trouver son compte, employeurs comme employés. Reste qu’il y a des conditions à respecter pour qu’un licenciement après 50 ans ne sonne pas comme le dernier chant du cygne.

Les solutions pour retrouver du travail :

Devenir famille d’accueil