Bons alimentaires du CCAS, de la Croix Rouge et des mairies

Pas toujours facile de se nourrir convenablement quand on ne gagne que le RSA et qu’on a une famille à charge. Heureusement, il est possible quand on a peu de ressources d’avoir des bons d’achat alimentaires. Ils sont souvent versées directement, sans attente préalable, et permettent d’acheter les produits nécessaires à un repas équilibré, même chose pour tout ce qui concerne le bébé (purées, couches, lait…). 


Toucher les aides sociales des CCAS

Les CCAS, présent dans la plupart des grandes villes sont là pour répondre à des besoins urgent, en particulier pour tout ce qui touche à l’alimentation (tickets alimentaires par exemple). Cela peut aussi concerner des facilités pour payer la cantine moins chère. Tout va dépendre de l’urgence de la situation, qui sera appréciée comme il se doit au moment de la demande. Concernant ce qu’il est possible d’y trouver, la taille du CCAS va entrer en ligne de compte. Dans les très grandes villes, la gamme de secours est plus élargie.

Qu’est-il possible de demander ?

D’abord la cantine, c’est souvent l’épine à retirer dans le pied des familles les plus démunies. Ensuite, les bons alimentaires, pour pouvoir aider les habitants qui n’ont pas les moyens de se nourrir convenablement. Elles sont souvent distribuées avec l’aide des commerçants locaux qui participent à l’effort de solidarité. 

Un CCAS important peut aussi distribuer aux plus pauvres des chèques d’accompagnement personnalisés qui vont répondre à un besoin de sortir de la précarité. Il ne sera pas possible de toucher ses chèques en argent liquide, mais ils sont destinés à être dépensé chez les commerçants ou les grandes surfaces partenaires de l’opération.

Enfin, les espèces, qui permettent d’acheter à manger partout, à la différence des aides précédemment citées.


Les bons de la Croix Rouge

Les associations qui distribuent des bons alimentaires sont de plus en plus sollicitées, la faute à la crise et aux difficultés économiques des français. Les Restos du Cœur, mais aussi la Croix Rouge, distribuent des repas aux plus démunis, à travers de grands centres de distributions, comme celui de Rueil-Malmaison ou des épiceries sociales, plus petites.

Qu’est-ce qu’un centre de distribution alimentaire ?

Prenons l’exemple de celui d’Albertville, dans le 73. Il regroupe des bénévoles, qui viennent donner du temps pour les plus pauvres. Les familles, mais aussi les personnes âgées, les étudiants, bref tous ceux qui sont dans la galère peuvent y passer chaque semaine pour y faire des courses alimentaires. Des colis avec tout le nécessaire sont constitués d’avance, même chose pour ce qui touche au besoin d’un bébé, notamment les couches.

aide pour se nourrir

Il est possible aussi de rencontrer une assistante sociale dans ces centres de distribution alimentaire, pour faire le point sur sa situation, sur sa précarité, et mettre en place des actions et des solutions pour tenter de s’en sortir.

L’épicerie sociale

La structure est plus petite que le centre de distribution, et ce côté plus humain permet de créer une relation entre les bénévoles et les bénéficiaires. Pour permettre à un grand nombre de personne d’en profiter, l’accès à l’épicerie sociale de la Croix Rouge est limitée dans le temps, généralement à 3 mois. Il y a une petite participation financière à donner correspondant à environ 10% du tarif.

Quelques exemples de mairies qui donnent des bons alimentaires

Les mairies viennent aussi en aide aux plus démunis, dans une certaine mesure, et selon leurs moyens.

bon alimentaire

L’exemple de la ville de Douai

Possibilité d’obtenir ce qui ressemble à un ticket resto de la part de la mairie et de s’en servir chez les commerçants qui acceptent (ils se font payer en les renvoyant au groupe Accord partenaire). Ils sont d’une petite valeur, 3 euros, et permettent de payer de petits achats comme une baguette de pain par exemple.

La solidarité de la mairie d’Offement

Avec le concours du CCAS local, les bénéficiaires du revenu de solidarité active ou du fonds de solidarité logement peuvent avoir accès aux bons alimentaires de la mairie. Des assistantes sociales sont aussi mobilisées pour les démarches administratives des personnes en situation précaires.

La valeur des bons dépend de la situation de chacun, étant de 40 euros pour un couple, majoré de 17euros par enfant.

Il n’est jamais facile d’aller acheter quelque chose avec un bon alimentaire. Souvent les gens ont honte, et trouvent cela dégradant. Mais si ils existent, c’est pour une raison précise, il ne faut donc pas hésiter à s’en servir.