Refus du Prêt ADIE? 8 Crédits & Aides Alternatives

L’Association pour le Droit à l’Initiative Économique (ADIE) propose des microcrédits jusqu’à 10 000 €. Mais les demandeurs peuvent voir leur demande de prêt refusée pour des raisons que nous allons détailler ici. Pour contourner le problème, découvrez 8 autres crédits et aides alternatives en cas de refus du prêt ADIE.

Prêt ADIE refusé: voici les principales raisons

Le financement est un point clé dans le processus de développement d’une entreprise. Mais plusieurs raisons peuvent empêcher l’octroi d’un prêt de l’ADIE :

Un défaut de garant

Avoir un garant est l’une des conditions requises par l’ADIE pour bénéficier d’un prêt. Le garant doit être un membre de l’entourage proche du porteur de projet, de préférence un membre de sa famille. Cela permet de prouver que des proches adhèrent à son projet. Toutefois, le conjoint ou la conjointe du demandeur n’est pas en mesure de remplir ce rôle.

Le garant doit être en capacité de rembourser la moitié du montant du prêt en cas de défection du demandeur. Il devra donc fournir les preuves de son aptitude à tenir un tel engagement financier. En l’occurrence, des justificatifs de ses sources de revenus et de son patrimoine financier. Il n’est donc pas possible d’obtenir un prêt ADIE sans garant.

Une société basée à l’étranger

Seules les sociétés basées en France sont à même de recevoir un financement de l’ADIE. Avoir une société à l’étranger figure donc très logiquement parmi les motifs de refus du prêt.

Être mineur

Pour faire une demande de prêt auprès de l’ADIE, il faut avoir au moins 18 ans, ce qui exclut les mineurs. En dehors de cela, aucune autre restriction d’âge n’existe pour souscrire à un prêt.

Un besoin de financement supérieur à 10 000 euros

L’ADIE octroie des microcrédits pouvant aller jusqu’à 10 000 €, mais pas au-delà. Cependant, vous avez la possibilité de renouveler votre prêt si votre entreprise a réellement besoin de fonds supplémentaires. Sous réserve que votre premier prêt ait été remboursé sans difficulté. Il est même possible de faire une demande de renouvellement avant la fin du remboursement du premier crédit.

Soulignons que si vous êtes dans une région d’outre-mer, les microcrédits de l’ADIE peuvent exceptionnellement aller jusqu’à 12 000 €. Parfois même 15 000 €.

En dehors de ces motifs pour lesquels un refus est définitif, d’autres situations peuvent ultérieurement conduire à un rejet de votre demande, selon le cas, après étude de votre dossier :

  • Un interdit bancaire.
  • Un surendettement.
  • Avoir un ou plusieurs associés.

Les alternatives au crédit de l’ADIE

Si votre demande de prêt auprès de l’ADIE est rejetée, il existe d’autres solutions pour vous permettre de rebondir. Nous vous proposons ici de découvrir 8 d’entre elles :

1️⃣ Le prêt d’honneur

Il s’agit d’un crédit destiné entre autres à accompagner ceux qui ambitionnent de créer ou de reprendre une entreprise. Le prêt d’honneur ne requiert pas de garantie, ni une quelconque caution. Il est obtenu après étude de dossier et son montant peut aller jusqu’à 90 000 €. Tout dépend de l’établissement qui l’octroie et du projet qu’il doit permettre de soutenir.

Un autre détail qu’il convient de faire remarquer est que le prêt d’honneur est un crédit à un taux d’intérêt zéro. Par ailleurs, il est accordé quel que soit le domaine d’activité.

Pour en bénéficier, vous pouvez vous tourner vers des organismes tels que les réseaux associatifs Initiative France et Réseau Entreprendre. L’ADIE propose aussi des prêts d’honneur.

L’un des avantages d’un prêt d’honneur est qu’il vous permet de gagner en crédibilité auprès des banques. Ce qui pourrait faciliter les prochaines demandes de prêt pour votre projet.

D’autre part, lorsque vous sollicitez un prêt d’honneur, votre dossier est étudié par un jury composé de professionnels. Ceux-ci pourront vous apporter des critiques constructives, vous ouvrir des portes et vous prodiguer des conseils pour réussir dans l’entrepreneuriat. Bref, c’est une opportunité pour évaluer votre plan d’affaires et le peaufiner.

Il faut savoir par ailleurs que le prêt d’honneur est accordé au porteur de projet et non à son entreprise. Le crédit est donc votre responsabilité et vous devrez le rembourser dans son entièreté, même si votre projet ne porte pas ses fruits.

 

2️⃣ Le financement participatif

Encore appelé « crowdfunding », le financement participatif consiste à collecter des fonds auprès d’un public très large afin de financer son projet d’entreprise. Ce type de financement est généralement réalisé via internet et peut revêtir 3 formes. Les deux premières sont le prêt, la donation ou la contribution (qui peut requérir une contrepartie). La dernière consiste en une souscription, suite à l’émission de titres de capital ou de créance par l’entreprise qui sollicite du soutien financier.

Avant de vous tourner vers une plateforme de financement participatif, il faut d’abord vous assurer qu’elle bénéficie de l’un des statuts réglementés suivants :

  • Intermédiaire en financement participatif pour des prêts,.
  • Prestataire en services d’investissement.
  • Ou conseiller en investissement participatif, avec une agrégation de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) pour des souscriptions de titres.

Un moyen simple existe pour vous assurer que la plateforme que vous choisissez dispose d’un statut réglementé. Il suffit qu’elle porte le label « Plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises ».

3️⃣ Les fonds d’investissement

Recourir à un fonds d’investissement est une autre option quand on a essuyé un refus de prêt de l’ADIE. Un fonds d’investissement peut être défini comme une société qui investit du capital dans des entreprises en quête de financement. Celles-ci doivent correspondre à ses critères de sélection, généralement liés au secteur d’activité. La société peut être privée comme publique, et elle collecte elle-même les fonds auprès de divers investisseurs.

Les fonds d’investissement injectent de l’argent pour participer à une stratégie de développement claire, capable d’engendrer de la valeur sur le long terme. Ils investissent aussi bien dans des entreprises débutantes que dans celles qui ont déjà fait leur chemin et affichent un important potentiel d’expansion. Ils peuvent également intervenir dans le cadre d’un rachat d’entreprise en situation difficile.

Ce genre d’entité investit en général des sommes importantes, c’est-à-dire des millions. Il est peu fréquent de les voir fournir un capital inférieur à 250 000 €. Notons que la France compte plus de 300 fonds d’investissement.

4️⃣ Les business angels

Les business angels sont des investisseurs qui s’intéressent aux entreprises à fort potentiel de croissance. Ce sont des personnes physiques, généralement des entrepreneurs. Ils font le choix d’investir un peu de leurs patrimoines financiers dans des sociétés qui portent des concepts innovants et originaux.

En plus de vous apporter du capital, ils peuvent contribuer à élargir votre carnet d’adresses et vous donner des conseils pour développer votre entreprise. Le montant de leur financement se situe la plupart du temps dans une fourchette de 50 000 à 700 000 €.

5️⃣ Les incubateurs

Ce sont des structures qui ont pour objectif de soutenir la création de nouvelles entreprises. Elles sont donc en mesure de vous fournir un accompagnement à moyen terme, c’est-à-dire sur une durée allant de une à trois années. Mais pas seulement. Les incubateurs peuvent aussi contribuer à faire connaître votre entreprise à des investisseurs qui pourraient eux aussi participer financièrement à l’éclosion de votre boîte.

Il existe plusieurs types d’incubateurs. Il peut s’agir de grandes entreprises, de collectivités locales, d’entités publiques, comme privées. Si vous souhaitez vous mettre en contact avec eux, vous pouvez aisément trouver des annuaires d’incubateurs sur le net.

6️⃣ Les prêts interentreprises

Il est tout à fait possible de solliciter un prêt auprès d’autres entreprises. Cela, depuis l’avènement de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques de 2015. Ainsi, les Petites ou Moyennes Entreprises (PME), Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) et microentreprises peuvent recevoir des fonds de sociétés à responsabilité limitée (SARL). Cependant, il existe certaines conditions :

  • La durée limite des prêts accordés est de 2 ans.
  • Il doit exister un lien économique entre les deux entreprises pour expliquer le crédit.
  • Les prêts interentreprises ont l’obligation d’être opérés sous la forme d’un contrat.
  • Faire des prêts doit être une activité subsidiaire pour l’entreprise prêteuse et non son activité principale.

7️⃣ Les concours

Il est très fréquent que de grandes entreprises, des fondations, ou encore des associations d’entrepreneurs organisent des concours ouverts aux jeunes entrepreneurs. Ces concours ont généralement un public cible. Leurs critères peuvent alors être liés notamment :

  • Au genre des chefs d’entreprise (il existe des concours exclusivement ouverts aux femmes entrepreneures).
  •  À la région où se situe l’entreprise.
  •  Au secteur d’activité de l’entreprise.

Les gagnants peuvent bénéficier de financements et par la même occasion faire découvrir leur entreprise à des investisseurs potentiels.

8️⃣ Le « Love Money »

Ce sont des fonds qui vous sont octroyés par votre entourage, notamment des membres de votre famille. Beaucoup de personnes choisissent en effet en premier recours de solliciter de l’argent auprès de leurs proches pour lancer leur entreprise. Ce qui peut échapper à certains, c’est l’existence du dispositif Love Money. Celui-ci a la particularité d’exonérer ou de réduire des impôts pour des fonds allant jusqu’à 31 865 €.

Pour en bénéficier, il faut que le financement effectué fasse soit l’objet d’un acte notarié, soit d’une déclaration de don, soit d’un acte sous seing privé. Le centre des finances publiques doit également être averti avant que s’écoule une période d’un mois.

Quant aux conditions qui régissent le cadre familial :

  • L’auteur du don doit avoir moins de 80 ans.
  • Il doit être soit un parent direct, un grand-parent ou un arrière-grand-parent du bénéficiaire. Il peut toutefois être un oncle ou une tante à condition de ne pas avoir de descendant.
  • La personne qui bénéficie du don doit avoir au moins 18 ans ou à défaut être émancipée.

Appelé également le 3F pour Friends, Family and Fools, le Love Money donne généralement lieu à l’octroi de parts dans la société qu’ils financent.

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