Se mettre à son compte en 2016 : 5 aides pour démarrer en étant chômeur (Nacre, Accre, Arce, Créapass, ADIE…)

Se lancer à son compte, comme auto-entrepreneur par exemple, c’est se donner les moyens de réussir sa vie, on ne comptant que sur soi même. Mais quand on est sans argent et sans diplôme (là, on cumule), par qui se faire aider ? Monter son entreprise quand on est au chômage est ainsi plus facile qu’il n’y paraît, l’aide au financement étant assez bien rodée de ce côté là. Mais que touche t’on après la chômage ? Telle est la question. A suivre, les aides pour se mettre à son compte en 2016. Lancez-vous (même si quitter son job quand on est en poste peut faire peur, c’est vrai) !


La dispositif Nacre : un financement bienvenu

Voici un dispositif qui a été remanié maintes et maintes fois, passant du prêt à l’avance non remboursable, et vice versa. Mais cet accompagnement à la création d’entreprise, quelle que soit sa formule, a toujours rendu service, surtout quand on a besoin de fonds pour pouvoir démarrer, et Nacre est entré dans bien des plans de financements avec succès. Pour le demander, il faut voir avec son conseiller Pole Emploi ou bien passer par sa banque. Attention : l’assurance chômage ne prête pas d’argent directement.

L’état, qui est derrière ce dispositif aide ainsi les demandeurs d’emploi à se prendre en main pour créer leur propre emploi. Ils contribuent par la même occasion à créer de la richesse dans le pays. Tout le monde est gagnant dans l’histoire, à condition que les affaires marchent bien évidemment.

Tout savoir sur ce dispositif

Pour être éligible au financement Nacre et à l’accompagnement sur 3 ans allant avec, il faut être inscrit comme demandeur d’emploi depuis au moins 1 semestre, être indemnisé ou non, ou bien toucher le RSA ou l’ASS. Les moins de 25 ans n’ont pas besoin d’être chômeurs pour le demander, tout comme les + de 50 ans qui veulent reprendre leur entreprise en difficulté.

La demande se fait avec un projet déjà bien avancé, ce n’est pas aux conseillers NACRE de faire votre étude de marché ou votre plan de financement. On pourra vous refuser l’aide si le projet est bancale ou ne tient pas la route. Toutefois, une aide au montage existe, qui permettra d’affiner le projet et ainsi de pouvoir le présenter à des investisseurs ou aux banques (difficile de s’en passer, il n’est d’ailleurs pas recommandé de le faire). La structure du projet est ce qui fera sa force dans un premier temps.

Mais NACRE, ce n’est pas qu’un accompagnement, c’est aussi de l’argent sous la forme d’un prêt allant jusqu’à 10000 euros. Alors oui, il faudra le rembourser, mais le taux d’intérêt est de 0%. Une fois ce crédit obtenu, il n’y a plus qu’à se lancer, tout en continuant à bénéficier du soutien nécessaire pour le bon démarrage de l’entreprise et son développement. On sait que ce sont les 3 premières années les plus difficiles, raison de plus pour prendre toutes les mains tendues quand elles se présentent.


L’Accre : un complément nécessaire

Décidément, c’st à se demander s’il ne vaut pas mieux être un peu au chômage avant de monter sa boîte. L’ACCRE est un dispositif qui va permettre à ceux qui sont à pole emploi de continuer à être indemnisé dans la limite de leurs droits lorsque l’entreprise va démarrer. Cela permet donc de ne pas se payer et ainsi de dégager de la trésorerie pour son business. Mais c’est aussi et surtout une exonération de charges sociales au démarrage.

se mettre à son compte

La liste des bénéficiaires est la même que pour le dispositif NACRE. Toutefois, il vaut mieux toucher l’allocation de retour à l’emploi (ARE) pour bénéficier au maximum de tous ses avantages, comme le complément libre choix d’activité, la seule règle étant que la nouvelle profession ne doit pas être salariée (ça marche aussi pour un auto entrepreneur). Attention pour les montages complexes : le bénéficiaire de l’ACCRE doit avoir plus de 50% des parts sociales et diriger lui même la société ou le commerce.

Important : on ne peut redemander l’ACCRE si on l’a déjà obtenu 1 fois sur les 3 dernières années (pour une autre société).

Monter un dossier

Il y a des délais à respecter, soyez vigilant là dessus, il serait bête de ne plus être éligible pour une histoire de date. Le mieux est de le déposer dès que la déclaration d’ouverture ou de reprise est faite auprès du centre de formalité des entreprises (en plus c’est au même endroit, alors pourquoi attendre ?). Dans les faits, vous avez 45 jours pour le faire, mais quand on lance une boîte, on a toujours 1000 choses à l’esprit et 1 tiens vaut mieux que 2 tu l’auras. N’oubliez pas de joindre le formulaire remis par le CFE. L’URSSAF sera très vite informé de votre demande, et vu ce que ça coûte, le plus tôt sera le mieux. C’est à elle de dire oui ou non. Dans tous les cas, sa décision doit être motivée.

L’exonération

Pas de cotisations sociales pendant 1 an ! Que demander de plus ? On ne vous demandera pas de payer l’assurance maladie, la retraite, les allocs… Par contre il y a une limite : 120% du SMIC. Tout ce qui est gagné au dessus sera assujetti aux cotisations. Une micro entreprise peut voire cette exonération portée à 2 ans. Cela vaut donc le coup de se pencher sur son statu avant de se lancer.

L’ Arce : de l’argent tout de suite

Quand on est au chômage et indemnisé, on peut demander le maintien de ses indemnités, ou bien choisir un versement immédiat de 50% du reste des droits, en faisant une croix sur le reste. La formule est intéressante si on pense que notre entreprise va nous permettre de pouvoir dégager un salaire tout de suite. Cela peut aussi aider à représenter un apport en capital si besoin. Dans l’optique ou le demandeur d’emploi a encore des droits conséquents à percevoir, le chèque peut être d’un joli montant.

Dans les faits, l’ARCE est versée en 2 fois. La moitié à la création, et le reste 6 mois après. Cela évite que des petits malins ouvrent une société pour la fermer.

Créapass à Paris

Les parisiens ne sont pas en reste. La ville fait beaucoup pour eux quand ils veulent se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat. Les porteurs de projet peuvent ainsi s’adresser à Créapass. C’est une agence Pôle Emploi spécialisée qui va aider le créateur à aller au bout de sa démarche, en mettent à sa disposition les outils nécessaires pour cela, comme le conseil par des professionnels (comptable, avocat…).

aide créateur

Pour en bénéficier, il faut être parisien et motivé. Un conseiller vérifiera cela avant de l’envoyer suivre des ateliers dans différents domaines : finance, étude de marché, gestion, marketing…

L’accompagnement durera ainsi un peu plus d’un an, temps nécessaire pour aller au bout de son idée. Pôle Emploi est partie prenante du dispositif puisqu’il faudra aller rendre compte régulièrement à la personne qui suit son dossier de l’avancée du projet. Un bon moyen de mettre le doigt sur ce qui fonctionne et ce qui reste à améliorer.

L’ADIE : oui au micro crédit

Qui n’a pas besoin d’argent pour créer ou développer son entreprise ? Personne, sauf que les banques ne prêtent pas à tout le monde, surtout quand le demandeur touche le RSA ou est au chômage depuis 2 ans. L’association ADIE le sait, et c’est pourquoi elle prend le relai en permettant à ceux qui sont mis de côté par le système de pouvoir eux aussi trouver un petit financement.

Ce pied à l’étrier peut être conséquent, et aller jusqu’à 10 000 euros quand toutes les aides sont réunies : NACRE + prêt d’honneur à 0% + microcrédit (attention, ici, taux d’intérêt + contribution de solidarité). Et l’association n’est pas sectaire. Elle étudie tous les projets, qu’ils concernent le web, l’artisanat, le commerce, une EURL, un paiement en CESU… Il n’y a pas de mauvais projets, ils n’y a que des projets mal ficelés, voilà pourquoi l’ADIE intervient en amont pour qu’ils se réalisent.

Avec cet argent, on peut payer son stock, mais pas seulement : machines, mobilier, véhicule… Le créateur peut faire ce qu’il veut de cette somme à condition qu’il l’utilise pour son entreprise.

Si ça fait un moment que vous voulez vous mettre à votre compte, 2016 est la bonne année pour cela. De toute façon, il faut bien se lancer un jour, au risque d’avoir des regrets. A ne pas oublier : les formations Pôle Emploi pour les chômeurs.