Prime Naissance 2016 : des aides peu connues pour les femmes enceinte (Mairies, pro BTP, MGEN, CGOS, Uneo…)

Une aide financière pour les femmes enceintes permet de faire face aux premières dépenses occasionnées par le venue de bébé. Mais il n’est pas nécessaire d’être enceinte et au chômage pour en bénéficier, la plupart des femmes y étant éligibles sauf conditions particulières comme l’arrivée d’un 3ème enfant ou le fait d’avoir des jumeaux. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’y a pas seulement la CAF qui peut vous apporter un coup de main si vous êtes dans cette situation, car l’aide peut aussi être directement versée par sa mairie ou sa mutuelle. Par contre, pour une allocation pour femme seule il faudra voir cela directement avec elle.


Les organismes professionnels

Certains corps de métier ont mis en place des aides pour leurs salariés, afin de leur rendre la vie un peu plus facile.

Pro BTP

La mutuelle a un train d’avance puisqu’elle a remplacé son forfait maternité par celui de la parentalité, incluant ainsi le père dès l’intitulé. Chaque femme qui travaille dans le BTP recevra un peu plus de 250 euros par maternité (cumulable avec le forfait parentalité), et ce même s’il s’agit d’une adoption (l’enfant ne doit pas avoir + de 7 ans). La somme est basée sur le plafond annuel de la sécurité sociale. Pro BTP chouchoute donc ses salariés, et c’est une bonne chose à l’heure où forcément, la question de l’argent va faire son apparition dans le couple une fois la magie de la naissance passée.

CGOS

Tout ceux qui travaillent à l’hôpital sont concernés, chaque agent, homme ou femme, en exercice ou même à la retraite (il n’y a pas d’âge pour adopter par exemple). La prestation forfaitaire est pour le moment de 178 euros par enfant. Attention : si les 2 membres du couple sont en poste à l’hôpital, la prime du CGOS ne sera versée qu’une seule fois. Par contre, si vous avez des jumeaux ou des triplés elle sera multipliée autant de fois qu’il y a de naissances. Veillez à bien respecter les délais d’envoi du dossier, et de régler ces démarches dans les 4 mois qui suivent la reprise du travail si vous ne l’aviez pas fait juste après la naissance.

Les mutuelles donnent-elles des primes de naissance ?

La plupart le font, même si ce ne sont pas des montant qui vont chercher très loin. Le montant varie en fonction de l’organisme prestataire, et aussi de la couverture souscrite. Pour le futur papa, c’est aussi la possibilité de bénéficier des mêmes droits que la maman, et ce sans attendre un 2ème bébé. Pour vous donner une idée, nous avons listé à suivre quelques mutuelles. Si la votre n’est pas dans cette liste, le mieux est de la contacter directement pour faire valoir vos droits et poser les bonnes questions.


La mutuelle Uneo

Le groupe a une politique social importante, mais le montant de la prestation ne dépassera pas 150 euros. Pour en bénéficier, il faut envoyer à Uneo le justificatif (un acte de naissance ou d’adoption suffit). Il faut penser à la demander avant que l’enfant atteigne l’âge de 2 ans. Profitez un pour le faire rattacher à votre mutuelle.

AG2R

On connaît beaucoup mieux AG2R depuis son sponsoring d’une équipe cycliste professionnelle. C’est un groupe complet, dont les prestations concernent aussi la prévoyance et la retraite complémentaire, et même les produits d’épargne. C’est donc logiquement que le groupe est l’un des plus généreux quand il s’agit d’octroyée une prime de naissance à ses membres. Car un sait bien que quand arrive le bambin, la liste des dépenses s’allongent très vite. Car là où beaucoup de ses concurrents offrent au mieux 200 euros, AGDR monte le curseur de la prime de naissance à 500 euros. Elle est versée très facilement, après en avoir fait la demande en joignant les pièces justificatives.

La MGEN

Bien connue du personnel de l’éducation, la MGEN offre des prestations d’accompagnement pour une maternité ou une adoption. Toutefois, la prestation financière de 160 euros proposée ici sous condition : il faut que l’enfant soit lui aussi affilié à la MGEN.

La MAAF

Elle rembourse beaucoup de chose la MAAF, comme les séances de préparation à l’accouchement par exemple ou la chambre particulière, indispensable pour pouvoir se reposer un minimum les heures qui suivent le jour J. La prime de naissance sera la cerise sur le gâteau, et est versée à partir du 7ème mois de grossesse, pour un montant de 122 euros. Chaque femme affiliée à la MAAF qui attend un enfant y a droit. Afin de ne rien louper des remboursements de soins par la suite, mieux vaut inscrire le petit sur sa mutuelle dès son premier souffle. Petit bémol tout de même : la prime n’est accordée par la mutuelle que pour les deux premiers enfants. Les familles nombreuses ni s’y donc pas vraiment favorisées.

La mutuelle AXA

L’allocation qui nous préoccupe aujourd’hui se monte à 200 euros. Mais il faut voir aussi tout ce qu’AXA peut vous apporter d’autre, à savoir la prise en charge de services qui vont vous permettre de garder la tête hors de l’eau les premières semaines, comme une aide ménagère ou éventuellement un peu d’ostéopathie.

Et quand est-il ailleurs ?

Certains de nos lecteurs nous ont confié avoir touché des primes à la naissance de la part de mutuelles comme Harmonie Mutuelle et Previades. Cependant, nous n’avons pas été capable de vérifier ces informations sur leurs sites officiels. Nous espérons pouvoir vous apporter plus de détails (montant, conditions…) sur ces aides financières très prochainement.

Les mairies

Bon récapitulons un peu. Vous avez fait vos demandes auprès de la CAF, de votre mutuelle, et éventuellement de votre organisme pro. Mais il reste d’autres portes auxquelles aller cogner, comme celles des mairies, même si ces dernières inclues souvent ds conditions de revenu à leur soutien.

Paris

La ville lumière soutient les familles nombreuses avec une prime de naissance pour les jumeaux, et le fait savoir, puisque son aide s’appelle l’allocation pour naissance ou adoption multiple. Au moins comme ça, les choses sont claires. Si vous n’avez pas réussi à en faire au moins 2 et en même temps, l’aide parisienne, qui est quand même de 763 euros vous passera sous le nez.

toucher une prime naissance

Seuls les parisiens de longue date pourront en bénéficier, puisqu’il faut être dans la ville depuis au moins 3 ans, ou 1 an si le changement d’adresse a été du à une mutation professionnelle. Encore une fois, prenez-y vous assez tôt pour que l’aide soit versée au bon moment, c’est à dire très vite. Vous devez le faire dans le premier semestre des naissances. Pour en savoir plus, il faut se rendre auprès du centre d’action sociale de Paris. Dès la demande faire, vous avez 2 mois pour renvoyer le dossier complété avec toutes les pièces.

Amiens

La ville d’Amiens privilégie les naissances même si elle ne sont pas en double ou en triple. 150 euros par enfant, c’est déjà ça de pris. Cet argent peut par exemple servir à acheter un landau, une table à langer ou le lit de bébé. Au niveau des justificatifs, rien de bien sorcier : un extrait de naissance et la photocopie de sa dernière fiche de paye. Il y a donc une petite condition liée au revenu.

Courbevoie

Ici comme à Paris, on aime les familles nombreuses, puisque la ville aide celles qui vont avoir leur troisième enfant, ou même un quatrième, un cinquième, etc… Il faut 3 ans d’ancienneté à Courbevoie pour en bénéficier, et il faudra le prouver lors de la demande. La façon la plus simple de le faire est de fournir les taxes d’habitation des trois années écoulées. Ici, pas de bulletin de salaire à fournir. Chacun peut donc faire sa demande à partir du moment ou la famille commence vraiment à s’agrandir.

Brive (Aide Nouvel Enfant)

La gaillarde fait beaucoup pour les familles qui doivent faire face aux frais de bébé, le tout sans conditions de ressources : 305 euros. C’est une offre généreuse, et il suffit d’être résident pour en profiter, c’est assez rare pour être signalé. On ne vous demandera que votre dernière taxe d’habitation, ou votre dernière facture de téléphone si vous ne pouvez pas la fournir.

Le cas particuliers des intérimaires

Travailler en intérim, c’est être en quelque sorte un travailler précaire. C’est la raison pour laquelle une organisation vient en aide aux intérimaires pour toutes les démarches et besoins liés à la vie courante : le FASTT. L’association permet par exemple de faire un petit crédit pour changer de voiture. Par contre, selon nos derniers renseignements, le FASTT n’offre pas d’aide pour la naissance d’un nouvel enfant pour le moment.

Toucher les allocations familiales quand on est frontalier

Voilà encore un casse-tête chinois. Beaucoup choisissent d’aller travailler en Suisse ou au Luxembourg, mais de rester habiter en France parce que les loyers et le cout de la vie sont vraiment moins chers. Si on prend le cas de la Suisse, va se poser la question de la priorité : quel est le pays qui va verser les allocations ?

allocation pour frontalier

Si vous travaillez chez nos cousins hélvètes (et que donc vous y cotisez) se sont eux (enfin l’état) qui vont vous verser les prestations familiales. Cela est d’autant plus intéressant que la Suisse les verse dès le premier enfant, ce qui n’est pas le cas en France. Le frontalier a donc tout a y gagner. Par contre, les choses se compliquent quand les enfants habitent en France et que votre conjoint y travaille. Dans ce cas, c’est le pays de résidence qui reprend la priorité. Toutefois, si vous y perdez, vous recevrez de la Suisse le complément pour compenser le manque à gagner. Si vous êtes dans une de ces deux situations, c’est auprès de votre patron qu’il faudra accomplir les premières démarches.

Sachez que les frontaliers subissent l’impact de la crise comme les autres, et qu’ils doivent faire face depuis quelques années à une baisse des allocations familiales. Cela concerne la prime à la naissance mais aussi l’allocation de base, ainsi que le choix de garde.

Pour les chefs d’entreprise (artisans, commerçants etc.) qui cotisent au RSI

Quand on est un petit patron, on râle souvent au moment de payer l’appel trimestriel du RSI. Mais si on rempli ces devoirs, on a aussi des droits. Lors d’une naissance ou de l’accueil d’un enfant adopté, le chef d’entreprise va pouvoir bénéficier d’une indemnité forfaitaire au moment ou il va s’arrêter quelques jours. Cette prime est légèrement supérieure à 50 euros par jour sachant qu’il est possible d’en prendre 11 pour un enfant et 18 à partir de 2. Bon à savoir : la prestation paternité n’est plus liée à des conditions de revenus.

Toutes ces primes sont une bonne nouvelle par les parents qui sont souvent un peu déboussolés par le coût de l’arrivée d’un enfant, ou de frères et soeurs à la maison. Courage, car cela durera au moins jusqu’à la fin de leurs études…